samedi 27 août 2016

Vraiment au poil !

Allez-y et revenez ici en parler. Franchement ? Un moment rare. Incroyable que ce film ne soit pas reparti de Cannes avec quelque chose. C'est un pur moment de bonheur, de bout en bout. 2h45 de vie vraie, de sentiments authentiques, de silences puissants, de regards profonds. Aussi de rires et de larmes, de musique, de chant, de peintures et de danse.
Personnellement, après m'être régalé, je vais maintenant me méfier des petits fours et des invitations à fêter un anniversaire. Reste que ce très long métrage est une invitation au bonheur, une proposition à revoir notre existence à l'aune de la poésie, de l'humour, du décalage, et ça tombe bien pour un blog d'ami(e)s ovales.
Je ne sais même pas en quelle langue il a été tourné et je m'en fous complétement. Ce Toni Erdmann est universel tant il est hilarant, décapant, émouvant, caméra la plupart du temps à l'épaule, tremblante comme la vie quand elle mérite d'être vécue.
Partageons nos retours, ami(e)s. Toni Erdmann, jusqu'au dernier plan, jusqu'à la dernière respiration, mérite toute votre attention. On n'y voit pas le temps passer, mais on l'apprécie s'écouler en toniques séquences. Nos erreurs, nos a priori, nos maladresses y sont magnifiées. Ah si, je sais, on y parle une langue magnifique : la bienveillance. Allez, je vous attends.

samedi 13 août 2016

Beat, else...

Au dernier étage de Beaubourg, usine d'art située en plein cœur de Paris, s'installent les figures de la Beat Generation. Ils ont planté leur machine à rêver et faire rêver jusqu'au 10 octobre. Et ce serait une faute, ami(e)s de la Comme Fou, de ne pas vous y rendre tellement on s'y retrouve.
 
A commencer par le tapuscrit du Jack étalé de toute sa longueur sur plus de trente-six mètres. Exposition déjantée comme dirait Benoit. Multifacettes. On a beau connaître un petit peu le sujet, chaque pièce apporte son étonnant lot de réflexions kaléidoscopiques enchâssées.
 
De Breton à Dylan en quelques sortes ; du surréalisme lancé au Cyrano, rue de Clichy, jusqu'à la rue Gît-le-Cœur, un parcours comme un jeu de lois du plus fou. Films, montages, dessins, tableaux, sexe, références, photos, enregistrements, filiations, films, collages, unes, textes, ouvrages, objets... Tout y est, surtout ce qu'on n'imaginait pas.
 
Une visite n'est pas suffisante. Il faut y retourner. Prendre le temps de regarder, de rêver, de s'évader et d'ancrer en même temps. Beat, soit un tempo, mais aussi l'extase et le dénuement. Un authentique programme artistique. Particulièrement inspirant à une époque, la nôtre, faite de fast, de flasque et de fat.
 

lundi 8 août 2016

Qu'elle est belle !

La légende, quand elle est belle, et c'est le cas ici, alors il faut la publier, non ? C'est ce que fait dire John Ford a l'un de ses personnages dans "L'homme qui tua Liberty Valance". Avec une telle couverture, le plumage et le ramage, tout ça, vous voyez, et bien il n'y a pas de raison de ne pas se précipiter pour l'acheter, l'offrir, le conseiller, le twitter, le pokémoniser. Allez, go...
Ce qui me ravit c'est bien de voir, sur cette couverture, toujours, que trois membres de la Comme Fou s'associent pour la première fois. Une belle première ligne, non ? Aymond-Habib-Jeantet. J'écris première ligne à dessein car d'après ce que j'en ai lu, la préface de Benoit est magnifique, toute en appuis, en profondeur. Bref, à la hauteur, quoi...
Si on ajoute à ça, et c'est quand même le coeur du sujet, la précision millimétrique d'Antoine et la ronde faconde du Tigre, le délié du Bordelais et le plein du Libanais, le souci du détail de l'Aymond comme nous l'aimons et la vision panoramique de l'Habib en abscisse bien ordonnée, cet voyage au pays du rugby de toujours faut le détour.
Je dis ça mais je ne l'ai pas lu. Pas encore. Mais j'ai confiance en mes amis. D'ailleurs, il va falloir se revoir en septembre. Pour en parler. Evoquer nos vacances, nos reprises, nos espoirs et nos craintes. Et peut-être profiter du beau temps pour rester le plus longtemps possible ensemble, avant le Racing en hiver. Qu'en dites-vous ? On part sur le jeudi 15 septembre. Ca sonne bien...